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  • Hélène Grosbois: Savez-vous que les océans sont massivement empoisonnés par la chimie de synthèse et ses pesticides ?

    Savez-vous que les océans sont massivement empoisonnés par la chimie de synthèse et ses pesticides ? Que les pesticides font blanchir les coraux ? Qu’ils sont à la racine de l’extermination du plancton et donc de l’ensemble de la biomasse marine ? Qu’ils empêchent la calcification des coquilles ?

    Ces informations largement passées sous silence n’ont rien de nouveau, et sont parfaitement connues et documentées depuis 50 ans, avant que l’agrochimie noie le poisson dans la multifactorialité, en remettant la faute ailleurs, sur d'autres causes : le réchauffement climatique, la surexploitation, les espèces invasives, l’artificialisation, le plastique, bref, tout ce que vous voulez comme d'habitude, sauf les pesticides évidemment.

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  • Chères Babylones – villes rêvées de l’apocalypse

    La ville contemporaine, saturée d’imaginaires catastrophiques, peut-elle encore incarner une promesse d’émancipation collective ? Alain Musset s’empare du sujet avec gourmandise dans notre entretien.  Il refuse la séparation entre fiction et réalité, estimant que la science-fiction prolonge son travail géographique sur les dynamiques urbaines. Il introduit le concept de « syndrome de Babylone » pour désigner le rejet culturel de la ville, perçue comme lieu de corruption et de chute. La science-fiction contemporaine réactive ce rejet.  Les récits d’apocalypse dénonçent le capitalisme mondialisé et l’Anthropocène. Alain s’interroge sur l’efficacité critique de ces récits, souvent marqués par une « délectation morose ». Certaines fictions ouvrent toutefois des perspectives alternatives fondées sur la justice sociale et la cohabitation inter-espèces. Alain souligne l’influence indirecte de ces récits sur l’urbanisme contemporain, entre utopies technologiques et projets autoritaires. Les villes du Sud, souvent stigmatisées, sont aussi décrites comme espaces de résilience. Il appelle à repenser l’urbanité avant l’effondrement. Entretien passionnant et passionné prolongé par un échange par mail ici reproduit.

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