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Chères Babylones – villes rêvées de l’apocalypse

La ville contemporaine, saturée d’imaginaires catastrophiques, peut-elle encore incarner une promesse d’émancipation collective ? Alain Musset s’empare du sujet avec gourmandise dans notre entretien.  Il refuse la séparation entre fiction et réalité, estimant que la science-fiction prolonge son travail géographique sur les dynamiques urbaines. Il introduit le concept de « syndrome de Babylone » pour désigner le rejet culturel de la ville, perçue comme lieu de corruption et de chute. La science-fiction contemporaine réactive ce rejet.  Les récits d’apocalypse dénonçent le capitalisme mondialisé et l’Anthropocène. Alain s’interroge sur l’efficacité critique de ces récits, souvent marqués par une « délectation morose ». Certaines fictions ouvrent toutefois des perspectives alternatives fondées sur la justice sociale et la cohabitation inter-espèces. Alain souligne l’influence indirecte de ces récits sur l’urbanisme contemporain, entre utopies technologiques et projets autoritaires. Les villes du Sud, souvent stigmatisées, sont aussi décrites comme espaces de résilience. Il appelle à repenser l’urbanité avant l’effondrement. Entretien passionnant et passionné prolongé par un échange par mail ici reproduit.

https://www.futurhebdo.fr/cheres-babylones-villes-revees-de-lapocalypse-de-alain-musset-serendip-editions/

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