Le Palais de Tokyo (1) se lance dans une nouvelle approche des publics à « fragilité émotionnelle » : ambiance bleu/rose camaïeu, feutres acoustiques, cabanes pédagogiques avec animateurs aux petits soins pour cocooner notre « bien-être psychique », expos dédiées etc. Certains musées nouent « des partenariats innovants avec le secteur hospitalier », on parle d’« art sur ordonnance » remboursé par la sécu… Et tout ça dans les temples de l’Art très contemporain, l’AC. Là même où s’affichait naguère : « installation déconseillée aux personnes sensibles » ? Il ne s’agissait pas de pruderie mais d’environnements sensoriellement déstabilisants, aux contenus violents, en vue d’une salutaire « perte de repère ».